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Bonjour à tous et toutes et bienvenus sur mon blog!
Sur cet espace, je me propose de commenter des livres, des films, des émissions télévisuelles et radiophoniques, en bref, d'observer et d'analyser l'actualité!
Je proposerai également des billets d'humeur et peut-être des écrits personnels.
J'attends vos critiques, suggestions et conseils avec impatience, n'hésitez-pas, cela me permettra de faire avancer et évoluer mon site.
A bientôt!




Samedi 6 septembre 2008

Louise est une toute petite fille avec une grosse tête bien ronde, des yeux de mouche et une drôle de coiffure.
Dans cette bande dessinée petit format et version souple, il arrive à Louise trois mésaventures intitulées :
 - La voisine est une sorcière
-  De nouvelles chaussures
-  Le pyjama


Dans "La voisine est une sorcière", Louise est traumatisée et meurt de trouille car il paraît que sa voisine de palier, Madame Torpy, est une sorcière! Elle s'imagine des choses horribles et se fait des films sur cette voisine.
Un soir, après l'école, elle trouve un petit mot de sa maman scotché sur la porte de l'appartement :
" Ma Louise,Maman revient tout de suite,Tu vas chez  madame Torpy en m'attendant."
C'est l'horreur pour Louise! Qui ou que va t'elle découvrir derrière la porte de Madame Torpy? ...

Les pieds de Louise ont grandi, elle fait du 28 maintenant! Sa maman achète de nouvelles chaussures à sa " grande fille". La vendeuse dit même que c'est "une parfaite demoiselle".
Louise devrait être contente mais elle est complètement déprimée car elle ne veut plus grandir!
Désormais, elle va s'employer à rester petite...


Dans "Le pyjama",  Louise a bien de la chance,à la ferme, elle a le droit de choisir un petit lapin. Elle va lui trouver un nom et le câlinera et le dorlotera ...Je vous laisse découvrir la chute mais peut-être que vous l'avez déjà devinée!

Après avoir Lu "Jacinthe", j'ai eu envie de lire d'autres livres de Laure Monloubou et grâce à Charlotte, j'ai fait la connaissance de Louise.
C'est mignon, pas mièvre du tout mais doté d'un humour noir  assez décalé pour un album jeunesse notamment dans la dernière histoire. Les illustrations sont simples et plutôt drôles et le format de cette bande dessinée est agréable et très maniable.

Merci Charlotte!

Louise et ses petits tracas, Laure Monloubou ( Milan, 2004)

par Finette publié dans : Littérature jeunesse
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Mardi 2 septembre 2008

- Gammes, Annie SAUMONT ( Éditions Gallimard, 2008) - Nouvelles

- Petite fabrique des rêves et des réalités, Philippe CLAUDEL (Stock, 2008) - Essai

- Les Demoiselles de la plume blanche,
Jacqueline WINSPEAR (Le Livre de Poche, 2008) - Polar

- Pas ce soir, je dîne avec mon père, Marion RUGGIERI ( Grasset, 2008)

- Le bruit des trousseaux, Philippe CLAUDEL ( Stock, 2002) - Essai

- God save la France, Stephen CLARKE ( NiL éditions, 2005)

- Histoires de Kisaeng, T.1 " La Barque du destin", Kim Dong Hwa ( Editions Paquet, 2007) - BD

- Broderies, Marjane SATRAPI ( L'Association, 2003)
- BD

- Strawberry Shortcakes, Kiriko Nananan ( Casterman, 2006) - Manga

- L'immeuble d'en face, Vanyda ( La boîte à bulles, 2003) - BD


LITTÉRATURE JEUNESSE :

- Oradour la douleur, Rolande CAUSSE et Georges LEMOINE ( SYROS jeunesse, 2001)

- Jacinthe,
Laure MONLOUBOU ( Kaléidoscope, 2007)

- Les enfants de la rivière Dong, Jae- Hong KIM ( les portes du monde, 2005)

- À l'ombre du tilleul, Cécile ROUMIGUIÈRE et Sacha POLIAKOVA ( Gautier-Languereau, 2005)

- L'Affaire Jennifer Jones,
Anne CASSIDY ( Milan, 2006)

- Louise et ses petits tracas, Laure MONLOUBOU ( Milan, 2004)

- Bertille Bonnepoire a le cafard..., Magali Le Huche, (Milan, 2004)

par Finette publié dans : Lectures mensuelles 2008
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Dimanche 31 août 2008

L'histoire se déroule dans une Corée médiévale et plus particulièrement à Songdo.Deux fillettes âgées de 11 ans, Beodeul et Hyongeum, sont confiées à Choseon, une kisaeng ( l'équivalent coréen des Geishas) afin d'en faire des apprenties courtisanes. Celle-ci décide qu'après un mois d'essai, elle n'en gardera qu'une.
Beodeul et Hyongeum sont très différentes. Beodeul vient d'une famille modeste. C'est une petite délurée, très dégourdie, fouineuse, une ambitieuse qui rêve de luxe et d'argent . C'est aussi la moins jolie des deux fillettes.
Hyongeum est issue d'une famille noble mais ruinée. Elle est très gracieuse, timide, réservée, discrète,  assez triste et  fait souvent preuve de bon coeur. 
Choseon  - qui fut autrefois considérée comme la plus grande courtisane de Songdo- tente donc de leur enseigner son art. Il requiert grâce, élégance, subtilité, séduction, délicatesse, discrétion, discipline...
L'apprentissage sera difficile et long.
Beodeul n'en fait qu'à sa tête et commet plusieurs bêtises auxquelles est souvent associée la douce Hyongeum, alors qu'elle n'y est pour rien. Après une énième bévue de Beodeul, Choseon décide d'abandonner les deux fillettes à leur sort. Beodeul choisit de partir seule à l'aventure et d'accomplir sa destinée. Hyongeum va implorer le pardon de Choseon qui va accepter de la reprendre.
Avant de se quitter, les deux fillettes, qui vont suivre un chemin différent, parient qu'elles deviendront les plus grandes kisaengs...


J'ai tout de suite plongé avec délice dans cette bande dessinée où se mêlent poésie, humour, romantisme et sensualité.
La poésie est omniprésente, elle apparaît dans les titres des chapitres, dans les comparaisons des femmes avec les fleurs ou les papillons, dans les métaphores employées, dans le langage, dans le préambule de l'auteur. En outre, Quelques poèmes supposés écrits par des kisaengs précédent les  différentes parties de la bande dessinée.
L'humour surgit par petites touches et notamment à travers le personnage de Beodeul.
Toute l'histoire est imprégnée d'une atmosphère sensuelle voire parfois érotique...
Enfin, cette bande dessinée renseigne sur les codes de séduction, les rituels et les moeurs des coréens à une époque féodale.

Les illustrations, en noir et blanc, sont en harmonie avec le texte, poétiques et gracieuses.
Une belle découverte qui me donne envie de lire les deux tomes suivants.

" Ne va pas croire que les courtisanes sont des gueuses qui ont choisi cette voie par désespoir.
Nous représentons la quintessence de la féminité et notre art fait la part belle au savoir-vivre, au chant ainsi qu' à la danse...Mais c'est un apprentissage long et difficile qui dure toute une vie."

Réplique de Dame Choseon à l'adresse de Hyongeum

" Viens à moi en songe, mon bien-aimé,
qu'importe si c'est une chimère
tu me manques tant que je saurai m'en contenter."
- une kisaeng de Suwon-


Histoires de Kisaeng, T.1, La Barque du destin, Kim Dong Hwa ( Editions Paquet, 2007)


par Finette publié dans : Bande dessinée, Manga
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Dimanche 24 août 2008

 


Alice Tully est une jeune fille qui semble mener une vie tout à fait tranquille et ordinaire à Croydon, en Angleterre.
Elle vit avec Rosie, sa mère de substitution, avec qui elle entretient de très bons rapports. Elle a un copain, Frankie, qui l'aime plus que tout au monde et elle travaille dans une cafétéria, en attendant de reprendre des études d'histoire à l'université.
Cependant,  Alice paraît perturbée par un drame survenu il y a des années dans une autre ville, à Berwick Waters.
Une fillette, Michelle, avait été retrouvée assassinée au bord d'un lac. La meurtrière, Jennifer Jones, était une une amie de Michelle. Depuis elle aurait purgé sa peine et  vivrait incognito afin de tenter de redémarrer une nouvelle vie.
Alice lit tous les journaux et regarde toutes les émissions qui parlent de ce meurtre. Pourquoi cette obsession pour cette macabre histoire? Est-ce seulement par voyeurisme? Connaissait -elle la meurtrière? Avait-elle un lien direct avec Michelle? Qui est réellement Alice Tully?

La quatrième de couverture en dit trop et, dés les premières pages, le suspense est levé. C'est dommage, l'auteur aurait pu entretenir davantage le mystère autour d'Alice.
Une fois cette première petite déception passée, j'ai trouvé le livre excellent parce qu'il n'y a pas de jugement, pas de manichéisme, juste la volonté de raconter un drame horrible, un meurtre d'enfant par un autre enfant.
Ce roman permet de réfléchir sur le sort des enfants meurtriers et leur possible réinsertion dans la société.
J'ai trouvé que l'auteur avait parfaitement su planter son décor, maîtriser son récit, alternant présent et passé et avait  bien développé la psychologie de son personnage principal  et de façon hypperréaliste .
Evidemment , il s'agit d'un livre très sombre, troublant et assez déprimant mais, à l'instar d'ORI, je n'avais pas envie de quitter Alice, mais au contraire de continuer à lire son histoire, savoir comment et de quelle façon elle parvenait à vivre.

Je remercie une nouvelle fois Ori qui m'a fait découvrir Anne Cassidy , un auteur  vraiment très intéressant, dont les thèmes m'attirent. En outre, j'apprécie son écriture et son style assez sobres mais avec une force émotionnelle et dramatique importantes.

Pour connaître l'avis de Charlotte, cliquer ICI (et n'oubliez pas le lien indiqué ci-dessus pour lire la critique d'Ori).
Retrouvez aussi mon billet sur un autre livre de l'auteur, " Judy portée disparue"


L'Affaire Jennifer Jones, Anne CASSIDY ( Milan, 2006)
Ce livre a été récompensé du Prix du Meilleur Livre Anglais 2004

par Finette publié dans : Littérature Ados
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Jeudi 21 août 2008


Attention, ne vous y trompez pas! Pas question de broderies au sens premier du terme dans cette bande dessinée de Marjane Satrapi, l'auteur, entre autres, de "Persepolis" et de "Poulet aux prunes".
Une nouvelle fois, l'auteur nous concocte une bande dessinée dans laquelle elle se met en scène, en Iran, avec les femmes de sa famille.
Après un bon repas, elles font la vaisselle et les hommes partent faire...la sieste!
Marjane  est chargée de préparer le samovar et de servir le thé. Ainsi réunies,  autour de la grand-mère de Marjane, opiomane, autoritaire et dotée d'un sacré humour, les femmes peuvent commencer à discuter. Et quel est le sujet préféré de ces dames? Les hommes, pardi! Et ils en prennent pour leur grade!
Les femmes complices et faisant preuve d'humour et d'auto-dérision,  se racontent ou évoquent des anecdotes souvent croustillantes qui ont pour thèmes la soumission féminine, les mariages forcés, les honneurs bafoués, l'adultère, la virginité...
Elles appartiennent à l'aristocratie iranienne et pour la plupart, se sont affranchies de leurs mari ou se sont rebellées contre un mariage arrangé. Elles revendiquent une certaine liberté et indépendance et pour les plus âgées, elles voient sous un bon oeil, l'évolution des moeurs.

Une nouvelle fois, je suis conquise par Marjane Satrapi, sa liberté de ton et sa drôlerie. Elle nous invite, avec un vocabulaire  cru au coeur de ces discussions et de cette intimité féminine iraniennes.
J'aime particulièrement le portait de la grand-mère  Satrapi qui est d'une drôlerie et d'une truculence redoutables! 

Une bande dessinée osée, à l'humour mordant et irrévérencieux, c'est formidable!

Je vous laisse découvrir le sens du mot "broderies" utilisé par l'auteur...

Broderies, Marjane SATRAPI ( L'Association, 2003)


par Finette publié dans : Bande dessinée, Manga
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