Une histoire à quatre voix
Dans cette histoire, quatre personnages racontent un même évènement, une promenade dans un parc.
PREMIERE VOIX : Une mère de famille bourgeoise qui emmène Victoria sa chienne et son fils Charles pour leur promenade quotidienne.
DEUXIEME VOIX : Un père de famille sans emploi qui décide d'aller se promener avec sa fille Réglisse et leur chien Albert.
TROISIEME VOIX : Charles qui ce jour là va faire la connaissance de Réglisse et de son chien
QUATRIEME VOIX : Réglisse qui va à la rencontre de Charles pour jouer avec lui.
Ces quatres personnages sont des gorilles et à chacun d'eux correspond une typographie et une saison.
La mère de famille est assimilée à l'automne. Elle vit dans une grande maison. La promenade de son labrador de "pure race" précise t-elle et de son fils est un rituel. Elle place son animal et son fils à un même niveau, peut- être même qu'elle traite son chien avec un peu plus d'égards que son fils
C'est une femme méprisante, austère et autoritaire. La notion de plaisir semble absente de sa vie.
Elle ne communique pas avec son fils.
A la vue du chien de Réglisse, elle emploie les mots négatifs "un vulgaire bâtard", "misérable corniaud", "la sale bête".
Lorsqu'elle aperçoit son fils avec Réglisse, elle interromp leurs jeux car elle trouve que la fillette a "très mauvais genre". Ils rentrent à la maison dans le silence. Elle utilise un langage assez soutenu, parfois un peu ridicule.
Le père de Réglisse est un homme désoeuvré et pauvre. La balade au parc est pour lui l'occasion de se changer les idées et d'être avec sa fille. Ils se parlent et la fillette lui remonte le moral. Il laisse Réglisse jouer librement pendant qu'assis sur un banc il consulte des offres d'emploi dans un journal. De retour chez eux, Il est moins abattu et plus gai.
Il s'exprime simplement, sans détour. Il est associé à l'hiver mais à la fin de son monologue l'hiver prend de jolies couleurs.
Charles est un petit garçone solitaire et triste. Il s'ennuie souvent. Il envie Victoria qui joue avec "un chien très gentil".Sa rencontre avec Réglisse va lui être bénéfique. La fillette l'entraîne dans ses jeux. Une complicité naît entre les deux enfants. Charles quitte le parc en espérant qu'il reverra sa nouvelle amie.
Le langage de Charles est celui d'un petit garçon qui semble mature et assez policé.
Au début du monologue de Charles c'est l'hiver qui apparaît puis le printemps éclate à partir de sa rencontre avec Réglisse.
Réglisse est toute contente que son père propose d'aller au parc, elle pense que ça lui fera du bien vu son moral. C'est une enfant vive, intelligente et gaie. C'est elle qui est à l'initiative de la rencontre avec Charles. Elle a pris les devants. Elle pense que la mère de Charles est une " pauvre pomme" parce qu'elle se met en colère à la vue de son labrador avec le chien Albert.
Elle va passer un très bon moment avec Charles et grâce à elle, il va sourire et même rire.
Elle remarque la tristesse de Charles quand il s'en va.
De retour chez elle, elle met la fleur cueillie par son nouvel ami dans un peu d'eau et prépare un thé pour son père.
Réglisse adopte un langage assez similaire à celui deson père, sans fioriture, un langage courant.
Réglisse représente l'été avec ses couleurs chatoyantes et une nature dense, épanouie.
La rencontre entre deux mondes très différents se fait uniquement à l'échelle des enfants et des chiens.
Les deux adultes sont côte à côte mais ils ne se parlent pas, on dirait même qu'ils ne se voient pas.Ils n'ont ni la même vie, ni les mêmes préoccupations. Le père de Réglisse pense à sa recherche d'emploi tandis que la mère de Charles se demande ce qu'elle va préparer pour le dîner.
Rien n'entrave la relation des deux enfants, ni barrière ni préjugé.
Charles semble tombé sous le charme de Réglisse et cette dernière est très heureuse d'avoir rencontré Charles.
Les illustrations qui accompagnent ces monologues sont très importantes et fourmillent de références artistiques : Magritte, Le cri de Munch, la Joconde...
Au fil des pages, on peut découvrir une Mary Poppins en plein vol, King Kong sur le toit d'un immeuble ou bien encore une statue d' Eros qui semble pointer sa flèche sur Charles.
La nature est présentée de façon particulière, parfois elle est personnifiée. On trouve également des arbres en forme de gros fruits ou en forme de têtes de gorilles.
Beaucoup de détails insolites et parfois humoristiques apparaissent tout au long de cet album comme par exemple un Père Noël qui danse tel une danseuse étoile, les empreintes des pas de certains personnages apparaissent sous formes de feuilles d'arbres, un tandem avec deux cyclistes en sens opposé...
A chaque fois, que j'ouvre ce livre, je découvre un nouvel élément qui m'avait échappé précédemment.
Cet album est donc très riche et très intéressant autant au niveau du sens des quatres voix que des illustrations très complémentaires des monologues. Elle étoffent l'idée qu'on se fait des personnages à partir de leurs discours. L'histoire m'a laissé une impression de tristesse et de mélancolie tempérée par l'espoir dont sont porteurs Réglisse et Charles.
Un grand merci à Françoise, institutrice, qui m'a fait découvrir cette "Histoire à quatre voix" très dense et originale.
Une histoire à quatre voix, Anthony Browne (Kaléidoscope, 1998) prend de
PREMIERE VOIX : Une mère de famille bourgeoise qui emmène Victoria sa chienne et son fils Charles pour leur promenade quotidienne.
DEUXIEME VOIX : Un père de famille sans emploi qui décide d'aller se promener avec sa fille Réglisse et leur chien Albert.
TROISIEME VOIX : Charles qui ce jour là va faire la connaissance de Réglisse et de son chien
QUATRIEME VOIX : Réglisse qui va à la rencontre de Charles pour jouer avec lui.
Ces quatres personnages sont des gorilles et à chacun d'eux correspond une typographie et une saison.
La mère de famille est assimilée à l'automne. Elle vit dans une grande maison. La promenade de son labrador de "pure race" précise t-elle et de son fils est un rituel. Elle place son animal et son fils à un même niveau, peut- être même qu'elle traite son chien avec un peu plus d'égards que son fils
C'est une femme méprisante, austère et autoritaire. La notion de plaisir semble absente de sa vie.
Elle ne communique pas avec son fils.
A la vue du chien de Réglisse, elle emploie les mots négatifs "un vulgaire bâtard", "misérable corniaud", "la sale bête".
Lorsqu'elle aperçoit son fils avec Réglisse, elle interromp leurs jeux car elle trouve que la fillette a "très mauvais genre". Ils rentrent à la maison dans le silence. Elle utilise un langage assez soutenu, parfois un peu ridicule.
Le père de Réglisse est un homme désoeuvré et pauvre. La balade au parc est pour lui l'occasion de se changer les idées et d'être avec sa fille. Ils se parlent et la fillette lui remonte le moral. Il laisse Réglisse jouer librement pendant qu'assis sur un banc il consulte des offres d'emploi dans un journal. De retour chez eux, Il est moins abattu et plus gai.
Il s'exprime simplement, sans détour. Il est associé à l'hiver mais à la fin de son monologue l'hiver prend de jolies couleurs.
Charles est un petit garçone solitaire et triste. Il s'ennuie souvent. Il envie Victoria qui joue avec "un chien très gentil".Sa rencontre avec Réglisse va lui être bénéfique. La fillette l'entraîne dans ses jeux. Une complicité naît entre les deux enfants. Charles quitte le parc en espérant qu'il reverra sa nouvelle amie.
Le langage de Charles est celui d'un petit garçon qui semble mature et assez policé.
Au début du monologue de Charles c'est l'hiver qui apparaît puis le printemps éclate à partir de sa rencontre avec Réglisse.
Réglisse est toute contente que son père propose d'aller au parc, elle pense que ça lui fera du bien vu son moral. C'est une enfant vive, intelligente et gaie. C'est elle qui est à l'initiative de la rencontre avec Charles. Elle a pris les devants. Elle pense que la mère de Charles est une " pauvre pomme" parce qu'elle se met en colère à la vue de son labrador avec le chien Albert.
Elle va passer un très bon moment avec Charles et grâce à elle, il va sourire et même rire.
Elle remarque la tristesse de Charles quand il s'en va.
De retour chez elle, elle met la fleur cueillie par son nouvel ami dans un peu d'eau et prépare un thé pour son père.
Réglisse adopte un langage assez similaire à celui deson père, sans fioriture, un langage courant.
Réglisse représente l'été avec ses couleurs chatoyantes et une nature dense, épanouie.
La rencontre entre deux mondes très différents se fait uniquement à l'échelle des enfants et des chiens.
Les deux adultes sont côte à côte mais ils ne se parlent pas, on dirait même qu'ils ne se voient pas.Ils n'ont ni la même vie, ni les mêmes préoccupations. Le père de Réglisse pense à sa recherche d'emploi tandis que la mère de Charles se demande ce qu'elle va préparer pour le dîner.
Rien n'entrave la relation des deux enfants, ni barrière ni préjugé.
Charles semble tombé sous le charme de Réglisse et cette dernière est très heureuse d'avoir rencontré Charles.
Les illustrations qui accompagnent ces monologues sont très importantes et fourmillent de références artistiques : Magritte, Le cri de Munch, la Joconde...
Au fil des pages, on peut découvrir une Mary Poppins en plein vol, King Kong sur le toit d'un immeuble ou bien encore une statue d' Eros qui semble pointer sa flèche sur Charles.
La nature est présentée de façon particulière, parfois elle est personnifiée. On trouve également des arbres en forme de gros fruits ou en forme de têtes de gorilles.
Beaucoup de détails insolites et parfois humoristiques apparaissent tout au long de cet album comme par exemple un Père Noël qui danse tel une danseuse étoile, les empreintes des pas de certains personnages apparaissent sous formes de feuilles d'arbres, un tandem avec deux cyclistes en sens opposé...
A chaque fois, que j'ouvre ce livre, je découvre un nouvel élément qui m'avait échappé précédemment.
Cet album est donc très riche et très intéressant autant au niveau du sens des quatres voix que des illustrations très complémentaires des monologues. Elle étoffent l'idée qu'on se fait des personnages à partir de leurs discours. L'histoire m'a laissé une impression de tristesse et de mélancolie tempérée par l'espoir dont sont porteurs Réglisse et Charles.
Un grand merci à Françoise, institutrice, qui m'a fait découvrir cette "Histoire à quatre voix" très dense et originale.
Une histoire à quatre voix, Anthony Browne (Kaléidoscope, 1998) prend de

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