Murmure
C'est l'histoire d'une rencontre entre deux enfants à travers le petit trou d'un mur, dans un pays en guerre.
A travers la brèche d'un mur apparaît une souris. La petite fille qui la découvre la surnomme Murmure.
Puis, à travers cette minuscule ouverture, elle distingue une lueur, des ombres puis entend une voix!
Elle décide d'agrandir le trou et cette fois, elle y trouve un petit garçon!
Ils ne se comprennent pas mais inventent leur propre langage en jouant avec leurs mains et leurs doigts.
De retour chez elle, au cours du repas, la petite fille apprend par sa soeur "soldate" que des émeutes ont eu lieu et qu'on a dû tiré sur des enfants qui jetaient des cailloux sur les soldats.
Paniquée, la petite fille retourne dans l'antre, son nouveau compagnon de jeu ne s'y trouve plus...
Je ne vous dévoile pas la fin de cet album porteur d'un message qui me semble à la fois rempli d'espoir et en même temps assez pessimiste...
Les textes de cette histoire sont simples et poétiques. Ils sont éclairés par des illustrations modernes et sobres. J'aime beaucoup le moment ou la petite fille court retrouver son ami, elle apparaît telle une ombre noire entourée d'un rouge éclatant ce qui met bien en évidence l'affolement du personnage, sa précipitation et sa panique. Cette double page tranche avec le reste du livre.
Je trouve le titre du livre en forme de jeux de mots extrêmement bien choisi : le "murmure" comme nom attribué à la souris c'est poétique, joli mais c'est aussi le murmure pour ne pas se faire repérer, ce murmure là s'oppose à la parole de la grande soeur qui "parle toujours très fort" et qui a des "rires stridents qui vrillent la tête". Décomposé, le mot "murmure" c'est le mur qui mure, qui sépare les êtres, les éloignent les uns des autres. C'est le mur comme une frontière, un obstacle, une prison presque infranchissables.
La guerre est ici traitée avec originalité, on ne voit rien mais on imagine les dégâts provoqués par les conflits. L'universalité du thème est renforcée par l'absence de repères spatio-temporels et le choix de ne pas donner de prénoms aux enfants.
Extrait :
"Je lui demande son nom
Il parle
mais je ne comprends pas sa langue.
Alors avec la main,
je fais la petite bête qui grimpe,
qui grimpe...
Mes doigts rejoignent ses doigts.
Ils se parlent, ils se chatouillent,
Ils jouent."
A travers la brèche d'un mur apparaît une souris. La petite fille qui la découvre la surnomme Murmure.
Puis, à travers cette minuscule ouverture, elle distingue une lueur, des ombres puis entend une voix!
Elle décide d'agrandir le trou et cette fois, elle y trouve un petit garçon!
Ils ne se comprennent pas mais inventent leur propre langage en jouant avec leurs mains et leurs doigts.
De retour chez elle, au cours du repas, la petite fille apprend par sa soeur "soldate" que des émeutes ont eu lieu et qu'on a dû tiré sur des enfants qui jetaient des cailloux sur les soldats.
Paniquée, la petite fille retourne dans l'antre, son nouveau compagnon de jeu ne s'y trouve plus...
Je ne vous dévoile pas la fin de cet album porteur d'un message qui me semble à la fois rempli d'espoir et en même temps assez pessimiste...
Les textes de cette histoire sont simples et poétiques. Ils sont éclairés par des illustrations modernes et sobres. J'aime beaucoup le moment ou la petite fille court retrouver son ami, elle apparaît telle une ombre noire entourée d'un rouge éclatant ce qui met bien en évidence l'affolement du personnage, sa précipitation et sa panique. Cette double page tranche avec le reste du livre.
Je trouve le titre du livre en forme de jeux de mots extrêmement bien choisi : le "murmure" comme nom attribué à la souris c'est poétique, joli mais c'est aussi le murmure pour ne pas se faire repérer, ce murmure là s'oppose à la parole de la grande soeur qui "parle toujours très fort" et qui a des "rires stridents qui vrillent la tête". Décomposé, le mot "murmure" c'est le mur qui mure, qui sépare les êtres, les éloignent les uns des autres. C'est le mur comme une frontière, un obstacle, une prison presque infranchissables.
La guerre est ici traitée avec originalité, on ne voit rien mais on imagine les dégâts provoqués par les conflits. L'universalité du thème est renforcée par l'absence de repères spatio-temporels et le choix de ne pas donner de prénoms aux enfants.
Extrait :
"Je lui demande son nom
Il parle
mais je ne comprends pas sa langue.
Alors avec la main,
je fais la petite bête qui grimpe,
qui grimpe...
Mes doigts rejoignent ses doigts.
Ils se parlent, ils se chatouillent,
Ils jouent."
Murmure, Christian LAGRANGE (La Martinière jeunesse, 2007)
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