Du rêve pour les oufs
Alhème est une jeune femme de vingt-quatre ans qui vit dans une cité d'Ivry. Elle partage un appartement avec son père alias Le Patron qui, depuis un accident de travail a un peu perdu la tête et son jeune frère, Foued, qui tourne mal en raison de mauvaises fréquentations.
En attente de la régularisation de ses papiers, Alhème tente de s'en sortir entre ses deux copines, l'écriture, ses amours et de petits boulots.
Et puis il y a tantie Mariatou (très beau portrait de femme) qui est toujours là quand ça ne va pas et qui est un peu une maman de substitution car la mère d'Alhème est morte en Algérie quand elle n'était encore qu'une enfant.
J'avais aimé "Kiffe kiffe demain" le premier roman de Faïza Guène mais j'ai une préférence pour "Du rêve pour les oufs" (très bons titres je trouve!).
J'ai noté une évolution dans l'écriture de l'auteur avec davantage de profondeur, de nuances, de douceur et de sensibilité. De plus, l'histoire me semble plus construite que dans son premier livre et les thèmes du racisme, de la régularisation des sans papier, de la peur de l'avenir, de la précarité sont habilement développés.
Bien sûr, on retrouve l'humour de Faïza Guène qui permet de rire même dans les situations les plus désespérées.
J'espère que cette jeune auteur ne s'arrêtera pas en si bon chemin et je lui souhaite un long et beau parcours dans l'écriture.
Du rêve pour les oufs, Faïza Guène (Hachette Littératures, 2006)
En attente de la régularisation de ses papiers, Alhème tente de s'en sortir entre ses deux copines, l'écriture, ses amours et de petits boulots.
Et puis il y a tantie Mariatou (très beau portrait de femme) qui est toujours là quand ça ne va pas et qui est un peu une maman de substitution car la mère d'Alhème est morte en Algérie quand elle n'était encore qu'une enfant.
J'avais aimé "Kiffe kiffe demain" le premier roman de Faïza Guène mais j'ai une préférence pour "Du rêve pour les oufs" (très bons titres je trouve!).
J'ai noté une évolution dans l'écriture de l'auteur avec davantage de profondeur, de nuances, de douceur et de sensibilité. De plus, l'histoire me semble plus construite que dans son premier livre et les thèmes du racisme, de la régularisation des sans papier, de la peur de l'avenir, de la précarité sont habilement développés.
Bien sûr, on retrouve l'humour de Faïza Guène qui permet de rire même dans les situations les plus désespérées.
J'espère que cette jeune auteur ne s'arrêtera pas en si bon chemin et je lui souhaite un long et beau parcours dans l'écriture.
Du rêve pour les oufs, Faïza Guène (Hachette Littératures, 2006)
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