La 13e Marche

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Quatrième de couverture :

"Mix, un garçon un peu paumé, pas vraiment méchant, est superstitieux -il redoute le chiffre 13. Il habite Notting Hill,sous les combles d'une maison délabrée, parmi des cadavres d'insectes. Il a deux obsessions : Jon Christie, un tueur en série mythique qui a rendu célèbre le 10, Rillington Place, et une jeune femme noire, un superbe mannequin, qu'il harcèle. Sa logeuse, Gwendolen Chawcer, vit recluse, s'enfermant de plus en plus dans la lecture de Charles Darwin. Mais, un jour, Mix succombe au maléfice du chiffre 13, et la violence, longtemps contenue, explose au dernier étage..."

J'ai recopié ce résumé parce qu'il n'est pas du tout à la hauteur des 440 pages de ce polar psychologique construit selon une intrigue simple.
Pour commencer, on nous dit que Mix n'est pas vraiment méchant...Or, dés le début, il s'avère inquiétant , dangereux et malsain. Quelqu'un qui s'intéresse à un tueur en série (John Reginald Halliday Christie) au point d'avoir lu tous les livres qui lui sont consacrés, d'avoir vu tous les films et documentaires racontant sa vie et ses meurtres , qui s'identifie au meurtrier, vénère les lieux où ont été commis les crimes et qui y pense tous les jours...C'est plutôt mauvais signe et révélateur d'une personnalité déséquilibrée!
En outre, il est fasciné par une magnifique mannequin noire et fait le pied de guerre devant chez elle, la suit en voiture et prévoit des plans pour entrer en contact avec elle et la séduire...

Dans un quartier de Londres, il s'est aménagé un bel appartement dans une demeure en ruines tenue par une très vieille fille acariâtre et férue de littérature,  Melle Gwendolen Chawcer. Cette dernière a toujours vécu là avec ses parents qui lui ont inculqué une éducation stricte et l'ont tenue  à l'écart du monde.  Elle vit dans le souvenir d'un amour platonique avec le médecin de famille  qui soignait sa mère en particulier.
Elle est misanthrope, solitaire, tolère à peine deux "amies" et semble détester son seul et unique locataire qui le lui rend bien.
Je trouve que l'intérêt de ce polar réside uniquement dans ce portrait complet et développé de cette femme d'un autre âge, d'un autre monde,qui vit dans le passé et qui est passionnée pa
r les livres et pas seulement  par ceux de Charles Darwin! (où l'auteur du résumé est-il allé chercher ça?! ).
On imagine que la vie de Gwendolen aurait été très différente si elle avait vécu pleinement son amour avec le Dr Reeves et si elle avait pu échapper à l'emprise de ses parents.

Finalement, Mix est un personnage secondaire, un petit minable qui sombre dans le crime. Mais, rien à voir avec le chiffre 13! Il est vrai qu'il a la phobie de ce chiffre mais ce n'est pas ce qui le fait basculer dans l'horreur.

Le dénouement est particulièrement  raté parce que bâclé. Un personnage apparaît dans les dernières pages comme un cheveu sur la soupe.
Un polar décevant, sans grand intérêt et qui souffre de longueurs.

C'était mon premier livre de Ruth Rendell, peut-être que ses autres polars valent le coup...

La 13e Marche,
Ruth RENDELL ( Le Livre de Poche, 2008)




Publié dans Romans policiers

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Commenter cet article

Florinette 02/04/2008 21:07

Tu n'es pas la première à dire que ce polar n'en vaut pas la peine. Ma LAL ne s'en portera pas plus mal ! ;-)

Finette 03/04/2008 16:43


Tant mieux si je peux aider à alléger des LAL! :)


saxaoul 31/03/2008 18:35

J'aime pas trop les chats alors c'est sûr, avec cette couverture, je ne lirai pas ce livre !

Finette 31/03/2008 19:36


Moi, au contraire, j'aime beaucoup les chats.
Mais le chat qui apparaît dans l'histoire est assez inquiétant...